18.12.2007
Bilan de Mandat
Jean-Luc LAURENT invite tous les Kremlinois à l'occasion de la présentation du bilan de l'équipe municipale autour d'un apéritif :
Vendredi 21 décembre 2007 à 19H
au CHAUDRON
30 rue du Général Leclerc au Kremlin-Bicêtre
12:23 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.12.2007
Bilan de mandat : Etre citoyen
Venez nombreux pour discuter et débattre du bilan des actions réalisées par l'équipe municipale. Dans le prolongement, ce sera l'occasion d'évoquer les perspectives.
Mardi 11 décembre 2007 à 20H30
Thème : Etre Citoyen (Démocratie locale, citoyenneté, Finances, Intercommunalité)
Au chaudron
30 rue du général Leclerc
Le Kremlin-Bicêtre

12:00 Publié dans Municipales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.12.2007
Bilan de mandat : Aménager notre ville
Bilan de mandat : Aménager notre ville
Venez nombreux pour discuter et débattre du bilan des actions réalisées par l'équipe municipale. Dans le prolongement, ce sera l'occasion d'évoquer les perspectives.
Mercredi 5 décembre 2007 à 20H30
Thème : Aménager notre ville (Logement, urbanisme, commerces, transports, propreté, environnement, espaces verts)
Au chaudron
30 rue du général Leclerc
Le Kremlin-Bicêtre

11:50 Publié dans Municipales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.11.2007
Bilan de mandat : Etre solidaire
Venez nombreux pour discuter et débattre du bilan des actions réalisées par l'équipe municipale. Dans le prolongement, ce sera l'occasion d'esquisser des perspectives.
Mercredi 28 novembre 2007 à 20H30
Thème : Etre solidaire (santé, handicap, actions sociales, seniors, services publics)
Au chaudron
30 rue du général Leclerc
Le Kremlin-Bicêtre
18:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.11.2007
Cérémonie du 11 novembre. Discours de Jean-Luc Laurent
Ci-dessous, des extraits du discours prononcé lors de la commémoration du 11 novembre 1918, en présence de M. Lazare Ponticelli, l'un des deux derniers survivants de la grande guerre.
89 ans. Il y a 89 ans, les généraux allemands et alliés signaient un traité d’armistice dans un train à Rethondes, mettant ainsi fin à l’un des conflits les plus rudes de notre histoire. Rude parce que dans l’enfer quotidien des tranchées, au-delà des conditions effroyables dans lesquels les hommes ont combattu de part et d’autre, des peuples se sont déchirés pour quelques kilomètres de territoire, quelques mètres, parfois. A rebours, l’hécatombe engendrée par cette guerre échappe à l’entendement.
Du récit de chaque homme à l’histoire de la Nation, la première guerre mondiale nous lègue des réalités contrastées. L’absurdité vécue par tous ceux qui y ont perdu à cette époque leur jeunesse, leur idéalisme, leur foi en l’humanité, leurs camarades, leurs parents ou leur propre vie ne sera jamais soluble dans l’explication froide et rationnelle des événements.
Mais dussions-nous porter un jugement sur les tenants et les aboutissants de ce long cauchemar qui a duré plus de quatre ans, nous sommes là pour nous recueillir et souligner le courage et le sens du devoir qui ont animés ces innombrables jeunes hommes partis au front pour perpétuer notre histoire. Défendre ardemment nos frontières, cela voulait d’abord dire : nous autres Français, sommes déterminés à exister.
Le supplice de la Grande guerre a ouvert le XXème siècle sous le sceau de la tragédie. Notre concitoyen Lazare Ponticelli en est l’un des deux derniers témoins parce qu’il en fût l’un des premiers participants. A l’heure où la question du vivre ensemble vacille, à l’heure où certaines déclarations flattent le fantasme des identités ethniques, à l’heure où certains jugent utile de réintroduire le droit du sang et le communautarisme, le parcours de Lazare Ponticelli éclaire les consciences.
Dès août 1914, Lazare Ponticelli s’est engagé avec son frère pour défendre le pays qui l’avait accueilli. Né en Italie le 7 décembre 1897, arrivé en France en 1907, Lazare a délibérément choisi de porter secours à la Nation qui l’avait adopté. Le dévouement, oserais-je dire la déclaration d’amour que vous avez alors manifesté, rappelle de manière opportune ce que signifie le sentiment d’appartenance à la Nation, notre communauté de destin. Cette réalité humaine et politique indispensable et incontournable, ne mérite pas le dédain que certains lui portent. Ce n’est pas la Nation qui fait la guerre, mais le nationalisme qui en est une dégénérescence. La Nation, ce n’est pas la volonté de puissance pour établir un empire ou une hégémonie, c’est la communauté des citoyens qui décide de bâtir un avenir commun, c’est la fraternité républicaine. A ceux qui doutent, je veux rappeler ces mots de Romain Gary : « Le patriotisme c'est l'amour des siens, le nationalisme c'est la haine des autres. »
Engagé dans la Légion étrangère en 1914, vous avez servi la France à Soisson puis à Verdun jusqu’au printemps 1915. Vous avez tenté de rester en France, mais une fois entré en guerre aux cotés des alliés, l’Italie, votre pays natal, vous a appelé sur le front autrichien, au 3ème régiment de chasseurs alpins. Vous ne serez démobilisé qu’en juillet 1920, un an après le traité de paix de Versailles.[...]
Installé au Kremlin-Bicêtre depuis 1925, vous êtes resté un homme attaché à notre ville. Votre présence aujourd’hui, c’est le passage de témoin aux jeunes générations. Puissent-elles ne jamais oublier qu’elles auront croisé un jour, un homme né au XIXème siècle, dépositaire d’une partie de la mémoire nationale.
Vous exprimez le regret que la République ait négligé de « recueillir vos souvenirs beaucoup plus tôt. » Je le comprends. Depuis toujours, nous avons pu apprécier l’humilité et la simplicité avec laquelle vous êtes resté fidèle à cette cérémonie, ici, au Kremlin-Bicêtre pour honorer l’engagement pris à la fin de la guerre : vous recueillir chaque année en mémoire de vos camarades. [...]
Nous venons de vivre une cérémonie digne et sincère. Un rite républicain qui à chaque recommencement, d’année en année, nous permet de continuer et de renforcer la mémoire des hommes. Honorer, connaître, comprendre et transmettre, telles sont nos missions afin que ne s’efface jamais de nos consciences le prix et le sens de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. [...]
Aux deux survivants dont vous êtes, M. Ponticelli, et aux un million trois cent cinquante sept mille morts et disparus, la France rend hommage en ce 11 novembre. Le Kremlin-Bicêtre s’incline et dit sa reconnaissance aux 450 Kremlinois morts pour la France, et à vous cher Lazare Ponticelli dont l’histoire est un exemple. L’exemple d’un enfant venu de son Italie natale en immigré, devenu fils de notre République. Puisse cette France républicaine que vous avez choisie et qui vous a accueilli, demeurer la Nation ouverte que nous aimons.
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