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19.01.2009

Discours de présentation du budget régional

« Depuis le début de ce mandat, le logement  est une des grandes priorités régionales.

 

Le dispositif mis en place en 2005 marche à plein régime comme en témoigne l’exécution budgétaire 2008.  Ce dispositif, l’assemblée régionale le connaît bien et les élus régionaux votent largement les rapports présentés tout au long de l’année en commission permanente.

 

Depuis 2004, mais en 2009, plus encore, la priorité du conseil régional sera la production de logements accessibles au plus grand nombre, c'est-à-dire des logements locatifs sociaux. En 2009, nous portons à plus 100 millions les AP pour le développement de l’offre nouvelle que ce soit en PLAI, PLUS et PLS.

Ce choix nous le faisons dans un contexte très tendu dans lequel les choix des acteurs locaux sont tributaires des choix de l’Etat qui est le premier responsable de la politique du logement.

 

L’économie du logement social à laquelle la Région participe fortement (je dirais même plus à laquelle nous sommes indispensables) est dépendante des choix politiques de l’Etat.

 

Mais l’Etat a plusieurs visages.

 

Certains jours, je croise son incarnation constructive, par exemple sur le dossier du logement étudiant, où nous travaillons la main dans la main, avec la convention Etat Région. Malheureusement, je croise plus souvent un Etat déboussolé, K-O debout à qui l’on commandait de tout réorganiser autour d’un slogan simple « La France des Propriétaires » et pour qui, tout s’est effondré.

 

Depuis 2007, le gouvernement avait une unique priorité : le développement de l’accession à la propriété. Depuis le printemps 2007, tout devait être démoli au profit de cette unique et gigantesque visée : faire passer la France de 56 à 60% le taux de propriétaires. A l’heure où des millions de Français sont confrontés aux difficultés du logement : assigner à la politique du logement, un objectif aussi étroit, aussi, disons-le, idéologique  aurait conduit à une aggravation de la situation.

 

Le projet de loi Mobilisation pour le Logement devait venir consacrer cette mise au pas du logement social. Nous avons participé au débat tout au long de l’année. Au travers des Etats-Généraux du Logement en Ile-de-France puis lors du débat parlementaire. Aux dernières nouvelles, le projet sera examiné à partir de janvier 2009. La crise amène bien des révisions pour les idéologues du gouvernement aujourd’hui déboussolés.

 

Le conseil régional propose une direction claire. En matière de logement, la région joue son rôle contracyclique en y mettant les moyens.

La Région y met les moyens sans aucune obligation ni compétence en la matière. De son côté, l’Etat prépare un budget de logement régressif, siphonnant le 1%, démantelant les aides à la pierre…le désengagement rampant des dernières années laisse la place au démantèlement.

Le projet de budget de l’Etat offrait clairement une sombre perspective. L’objectif était, à l’horizon 2012 que le financement des aides à la pierre par les bailleurs eux-mêmes serait alimenté par les prélèvements sur les bailleurs sociaux et le produit de la vente du parc en dehors de toute intervention budgétaire de l’Etat.

 

Ce projet de budget a lui aussi pris un coup de vieux.

Le président de la République à Douai dans son discours de relance a simplement rétabli les choses sous les effets de la crise. On a beaucoup lu que le budget logement pour  2009 baisserait de 7% mais le chiffre clef était ailleurs. Le projet de loi finances prévoyait une baisse de 30% des aides à la pierre, les annonces du président de la république ne sont en rien une relance mais une simple reconduction des moyens alloués en 2008. Les aides à la pierre, c’est le levier pour sortir le pays, Ile-de-France en tête, de la crise du logement.

 

La connaissance du contexte national éclaire les difficultés que rencontrent le logement et les choix que nous faisons.

Pour les acteurs du logement social et pour les franciliens en difficultés, la Région est au rendez-vous, fidèle à ces choix, portant ces dispositifs assurant un financement sans précédent du secteur et militant pour une réorganisation de la gouvernance qui prenne en compte la spécificité francilienne. Si nous voulons répondre au défi de la DALO mais aussi aux attentes d’une immense majorité de franciliens, si nous voulons changer le rapport de force sur le marché locatif privé, les pouvoirs publics ont des manettes, il faut les activer, les activer énergiquement. C’est le sens du budget logement que j’ai le plaisir de vous présenter.

 

Pour 2009, ce budget s’inscrit dans une volonté engagée depuis des années d’être un solide acteur de référence.

 

Les moyens budgétaires proposés sont portés à 189 M€ en autorisations de programme et près de 155 M€ en crédits de paiements, soit une progression respective de 10 et 15 % par rapport à 2008.

 

Depuis 2005, les moyens consacrés par la région en faveur du logement sont en constante progression avec des affectations qui sont passées de 124 M€ en 2005, à 154 M€ en 2006, à 169 M€ en 2007, puis 175 M€ en 2008.

 

Pour 2009, la priorité de ce budget concerne la production de logements locatifs sociaux  avec 100 M€ pour cette seule action, sans oublier la rénovation des parcs, social et privé, comme l’action en faveur du logement des jeunes et des étudiants.

 

 

 

 

 

 

 

 

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